• 27.11.2018
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Une planète habitable

16e édition du Swiss Geoscience Meeting à Berne

Atmosphäre der Erde
Image: NASA
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Atmosphäre der Erde
Atmosphäre der Erde (Image: NASA)

Comment la terre a-t-elle vu le jour? Comment la vie s’y est-elle développée? Comment préserver la planète pour les générations futures? Quelque 800 géoscientifiques suisses discuteront des derniers résultats de la recherche sur ces questions et d'autres sujets lors de la «Swiss Geoscience Meeting» de l’Académie suisse des sciences naturelles. L’événement se déroulera à Berne les 30 novembre et 1er décembre prochains.

Vendredi, 30 novembre
UNE PLANÈTE HABITABLE
Séance plénière et cérémonie de remise des prix

Les cristaux de quartz décryptent l'évolution de la Terre
Pour que la vie sur Terre puisse se développer, il a fallu la lente apparition d'une atmosphère telle que nous la connaissons aujourd'hui. Aux premiers temps de l'histoire de notre planète cependant, cette atmosphère n’était pas du tout propice à la vie. Bernard Marty de l'Université de Lorraine montre comment de minuscules inclusions emprisonnées dans des cristaux de quartz, permettent aux géologues de déduire la composition des mers et de l'atmosphère à l'époque des origines de la Terre.

A quel point les terres rares sont-elles rares?
Les terres rares, comme le lithium, le niobium et le tantale, sont d'une importance capitale pour les nouvelles technologies «vertes». Jusqu'à présent, la Chine a dominé le marché de l'extraction de ces matières premières. Malgré leur appellation de «terres rares», ces éléments se retrouvent assez fréquemment dans certaines roches magmatiques et carbonatées de la croûte terrestre. Les recherches de Kathryn Goodenough visent à mieux comprendre la formation des gisements de terres rares afin que ces précieux éléments puissent être extraits de manière plus respectueuse de l'environnement et ailleurs qu'en Chine. Ces éléments joueront un rôle central dans le développement des technologies futures.

Comment les microbes contribuent-ils à la sécurité?
Dans un dépôt pour déchets radioactifs en couches géologiques profondes, la rouille des conteneurs en acier produit inévitablement de l'hydrogène. La production de ce gaz est un facteur d'incertitude qui doit être résolu pour assurer le stockage des déchets sur le long terme. Alexandre Bagnoud a découvert une communauté microbienne avec sept espèces bactériennes qui ont une propriété étonnante: elles pourraient être utilisées pour fixer l'hydrogène dangereux. Bagnoud a reçu le Prix Schläfli 2018 pour sa thèse de doctorat à l'EPF de Lausanne.

CHGEOL Award: Géologie 3D pour les systèmes géothermiques et karstiques
Attention Embargo: Les informations sur les deux lauréats pourront être publiées seulement à partir du 1.12
L'Association suisse des géologues rend hommage aux travaux scientifiques qui ont un effet durable sur le travail quotidien des géologues dans la pratique. Cette année, deux personnes recevront le CHGEOL Award. Dans sa thèse de doctorat à l'Université de Fribourg, Marius Gruber a étudié le bassin de la molasse occidentale à l'aide d'études sismiques bidimensionnelles et a développé un modèle tridimensionnel. Parallèlement, il a également établi une nouvelle carte tectonique du soubassement rocheux permettant d'inférer l'activité sismique. Ces travaux constituent une base importante pour la poursuite des recherches sur la géothermie profonde, la recherche d'hydrocarbures et la possibilité de stocker le CO2. Arnauld Malard a développé KARSYS dans sa thèse de doctorat à l'Université de Neuchâtel. Grâce à cet outil, les hydrogéologues peuvent créer un modèle 3D d'un aquifère karstique et simuler la circulation d'eau souterraine. Malard a également vérifié si l'approche est applicable aux systèmes réels. Il a simulé l'alimentation des nappes phréatiques et l'écoulement dans les réseaux karstiques. KARSYS a pour but de fournir des lignes directrices et des recommandations sur la dynamique de l'eau souterraine et son développement futur en vue d'une gestion durable des ressources.

Samedi, 1er décembre
GÉOTHERMIE, SAPHIRS, TSUNAMIS ET BIEN PLUS ENCORE
22 sessions thématiques en géosciences

Modèle suisse du risque sismique à partir de 2022
L'aléa sismique en Suisse est plutôt modéré. Néanmoins, le risque financier y relatif est élevé. Afin de mieux comprendre l'étendue des dommages que les tremblements de terre pourraient occasionner aux bâtiments et aux infrastructures, le Service suisse des tremblements de terre doit élaborer un modèle de risque d'ici 2022. Pour en savoir plus à ce sujet, se référer à la session 7

Risque de tsunami dû à l'instabilité des pentes des lacs suisses
Les mouvements tectoniques provoquent des tremblements de terre qui peuvent déclencher de grands tsunamis, comme en 2004 à Sumatra et à Tohoku en 2011. Moins connu est le fait que les tsunamis peuvent également se produire dans des lacs en raison des grands glissements de terrain. Ces phénomènes sont connus de sources historiques: le lac Léman en 563 et celui de Lucerne en 1601 et 1687. Dans le cadre d'un projet interdisciplinaire, les chercheurs étudient actuellement plus en détail les mécanismes déclencheurs, la propagation des vagues, les processus de dépôt et les risques associés. Pour en savoir plus à ce sujet, se référer à la session 7

La géothermie en Suisse
Au sud-ouest de Genève, le premier de plusieurs puits de recherche a été foré en 2018 dans le cadre du programme géothermique 2020. À une profondeur de 500 à 600 m, de l'eau de 34 degrés pourrait être extraite d'une zone de fracture dans des roches carbonatées du Crétacé inférieur. Au cours des six prochains mois, d'autres essais seront effectués et un deuxième puits d'essai débutera en janvier 2019; d'autres recherches seront menées pour déterminer s'il y a du pétrole ou du gaz dans la région. Comme l'a montré l’expérience à Saint-Gall en 2013, ceux-ci représentent un risque sérieux pour un forage géothermique. Pour en savoir plus à ce sujet, se référer à la session 9

50 ans de forages océaniques internationaux
Au début du XXe siècle, Alfred Wegener a développé l'idée de la tectonique des plaques. En 1968, le premier navire de recherche «Glomer Challenger» a mis les voiles pour tester l'hypothèse de l'expansion du fond marin par forage profond. Après la confirmation de la théorie formulée par Wegner, les chercheurs se sont consacrés avec d'autres forages océaniques à de nouvelles questions concernant le développement des océans par le biais de la paléo-océanographie, la tectonique, la pétrologie et la géochimie des sédiments océaniques ou de l'écorce terrestre. La Suisse a toujours été impliquée dans la recherche océanographique tout au long des 50 ans d'existence de cette dernière. Depuis 2013, tous les forages continentaux et océaniques sont réalisés dans le cadre du programme Swissdrilling et sont soutenus par le Fonds national suisse de recherche scientifique. Plus d'informations dans la session 10

1868 – L'inondation qui a changé la Suisse
Il y a 150 ans, après un mois de septembre pluvieux, deux fortes précipitations ont provoqué des inondations majeures des deux côtés des Alpes en une semaine. Les dégâts ont été énormes et ont été estimés à un peu moins d'un milliard de francs. Grâce aux dons, la reconstruction a été possible. Ce fut notamment le début de la mise en œuvre de mesures d'ingénierie fluviale longuement débattues et d'un changement de paradigme dans la gestion politique des inondations. A Berne, l'étude historique des crues et de leur importance pour le présent a une longue tradition. A l'origine, il s'agissait de simuler les fortes précipitations, les inondations et leurs conséquences. Bientôt, les interactions entre l'environnement et la société ont pris de l'importance. Pour en savoir plus, se référer à la session 18

Caméléons sous les saphirs
La couleur des saphirs n'est pas toujours stable. Même la plus petite quantité de certains éléments chimiques peut provoquer des différences de couleur. Malheureusement, certaines couleurs disparaissent lorsque les pierres précieuses sont exposées à la lumière du soleil. La couleur peut être réactivée par la lumière ultraviolette. Afin de «protéger» les amateurs de pierres précieuses, des tests de stabilité de couleur dans des laboratoires reconnus sont donc utiles. Pour en savoir plus, se référer à la session 4

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